Les soins

Objectifs

  • Respecter l’enfant dans son intégrité et son intimité pour assurer son bien-être et son confort.
  • Sensibiliser l’enfant à la connaissance de son propre corps, au corps de l’autre en considérant les soins comme faisant partie de l’éveil.
  • Instaurer une relation privilégiée, sécurisante et confiante au cours des soins quotidiens en respectant l’enfant dans sa globalité et en particulier dans son intimité et son individualité.
  • Favoriser l’autonomie de l’enfant pour qu’il soit acteur des soins.

Moyens

Les professionnels prennent en considération les informations transmises par les parents et les traitent avec discrétion. Ils respectent les habitudes culturelles et familiales et les adaptent, si nécessaire, à la vie de l’enfant au sein du groupe ou aux contraintes de la collectivité.
La présence des autres enfants peut éveiller la curiosité. L’adulte répond aux éventuelles interrogations sans gêne et en adaptant son vocabulaire à l’âge des enfants et en nommant les différentes parties du corps par des mots appropriés. Il est possible de lui rappeler que son corps lui appartient et de l’informer également de l’importance à respecter le corps de l’autre.

Déroulement

L’adulte s’assure du bien-être physique et affectif de l’enfant et prend en compte ses peurs ou inquiétudes éventuelles (changement de cadre, gêne etc.) en le rassurant et en étant attentif à tout signe de malaise. L’instauration de petits rituels peut apaiser l’inquiétude liée au changement. Lors des changes, l’adulte est attentif à l’enfant et veille à ne pas être interrompu dans la relation qui s’est instaurée. Il veille au confort physique et au bien-être de l’enfant en le rassurant par des gestes doux et en lui parlant pour garder le contact avec lui.
L’adulte s’adapte aux besoins de l’enfant qui peuvent varier pour y répondre au mieux. Il soutient ses initiatives afin qu’il puisse être acteur des actes de soins qui le concernent (prendre sa couche, se moucher, tirer la chasse etc.), même si cela prend plus de temps. Il précède et accompagne ses gestes par des explications qui permettent à l’enfant d’anticiper l’action (par exemple, « je vais te moucher ») et de les comprendre. Ce dernier peut choisir la personne qui l’aide et peut également apporter son aide aux autres enfants, s’ils le souhaitent.

Les professionnels effectuent le change en fonction de leur observation (repérage d’une selle ou d’une couche pleine, l’enfant semble gêné) et de la connaissance des enfants (habitudes) et lors de temps spécifiques (avant ou après le repas et après la sieste). L’enfant est prévenu des soins qui vont être effectués pour lui permettre de ne pas être interrompu brutalement dans son activité ou son jeu.

L’accompagnement à l’acquisition de la propreté

Le choix est laissé à l’enfant de garder ou non sa couche. L’équipe attend que l’enfant demande à l’enlever. Elle cherche à stimuler les enfants quand ils sont dans la période de transition sans les envoyer d’office aux toilettes. Elle attend que l’enfant manifeste son désir d’utiliser les toilettes de manière consciente quand il est prêt physiologiquement. L’équipe veille à ne pas faire pas de cette étape du développement un enjeu personnel afin qu’elle se passe sereinement et ne devienne pas un objet de pression. L’équipe dédramatise « les petits accidents » et accepte qu’un enfant puisse passer par des phases de régression.
L’équipe privilégie une étroite coordination avec les parents : veille à un maximum de cohérence entre l’attitude des professionnels et celle des parents au bénéfice de l’enfant. Pour assurer la cohérence avec la famille, il est possible d’ajuster les pratiques de la collectivité à celles de la famille, si celles-ci restent en cohérence avec le projet éducatif. La différence des contextes familiaux et collectifs nécessite que l’enfant prenne ses propres repères.